Selon une étude Ipsos réalisée pour Google, les utilisateurs de smartphones et les professionnels français seraient plus frileux que leurs voisins européens, malgré un potentiel important. Un concours est organisé pour le meilleur site mobile.Le monde de lInternet se prépare au basculement du fixe vers le mobile. Les analyses divergent sur léchéance, mais tout le monde saccorde en effet à dire que dici trois à cinq ans, la majorité des connexions Internet se fera via un terminal mobile, smartphone ou tablette. Léquipement en smartphones progresse : 38 % des Français en possèdent un contre 27 % il y a un an, selon une étude Ipsos réalisée pour Google à paraître cette semaine. En attendant, la France est toutefois un peu en retrait par rapport à ses voisins européens. Les pays dEurope du Nord et le Royaume-Uni dépassent déjà les 50 % dans la pénétration des smartphones.Et certains usages apparaissent également un peu moins développés dans lHexagone. Cest le cas notamment du commerce sur mobile -25 % des détenteurs de smartphone ont acheté un objet sur leur téléphone, en dessous du niveau des autres pays européens -ou de la recherche : 70 % des détenteurs de smartphone y cherchent des informations sur Internet, nettement moins quaux Etats-Unis, au Japon, ou en Allemagne, par exemple.Avec le basculement prévu du fixe au mobile, lun des enjeux sera de monétiser les contenus sur mobile. Aucune réponse satisfaisante na vraiment été apportée pour le moment. Même sil sagit du segment qui croît le plus rapidement + 37 % lan dernier, le marché de la publicité mobile « display » nest que de 37 millions deuros net, selon lobservatoire de le-pub SRI-Capgemini, à comparer avec les 616 millions deuros dépensés pour le « display » sur le Web bannières et vidéos et les 1,1 milliard deuros générés par les liens sponsorisés en France.Le bilan contrasté de lHexagone en matière dusages mobiles est renforcé par les différences entre sites mobiles et applications. Si la France est un marché important pour Apple par exemple, avec un parc diPhone et diPad développé et par extension un nombre dapplications élevé, la situation est moins florissante pour les sites mobiles. Seules 18 % des entreprises françaises avaient, lan passé, un site mobile, alors quelles sont près de 50 % au Royaume-Uni.Pour tenter de dynamiser le marché, Google, qui tente dimposer son système ouvert Android sur le marché face à iOS dApple, a justement prévu plusieurs initiatives dans les mois à venir. Première dentre elles : un concours en partenariat avec la Mobile Marketing Association et « Les Echos » lancé aujourdhui en France et récompensant le meilleur site mobile. Les résultats de ce concours seront publiés le 2 juillet.NICOLAS RAULINE
viaUsages de lInternet mobile : les Français restent plutôt frileux, Actualités.







